
Exalte
Être humble s’exprime par la capacité de s’humilier, d’accepter même les insultes… Wow, ça paraît compliqué! Ça ne veut pas dire non plus rester sans défense. C’est un travail sur soi permanent. L’homme devient humble, comme dit Mère Teresa, en acceptant avec joie toute humiliation qui lui arrive, en s’acceptant tel que l’on est et en acceptant avec joie ses handicaps. Il est naturel de ne pas l’aimer, mais la foi en Dieu peut nous la faire aimer. Dieu a besoin de notre vide intérieur et de notre humilité, pas de notre abondance. Si vous êtes humble, rien ne troublera votre paix, ni les louanges ni les disgrâces, car vous savez qui vous êtes. Ne vous attribuez aucun crédit en vous référant à Dieu. En règle générale, Dieu commence à agir lorsque vous reconnaissez votre impuissance. Cette attitude protège au mieux la santé de l’esprit, et l’esprit protège la santé du corps et de l’esprit.
«Si quelqu’un ne commet pas d’écart quand il parle, c’est un homme parfait, capable de maîtriser son corps tout entier. En mettant un frein dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons leur corps tout entier.»
La Bible, Lettre de saint Jacques Apôtre 3,2-3
Qu’est-ce qu’il est compliqué d’appliquer cela dans la vie, et même si parfois les émotions prennent le dessus, même si ce sont les autres qui nous ont poussé à bout, ce n’est pas une excuse. Je le sais et moi-même combien fois j’essaie encore et encore avec abnégation. Souvent le manque de confiance alimente l’orgueil. À l’intérieur de moi, je me retourne vers le Seigneur pour qu’il m’aide sur cette faiblesse. Instantanément il vient avec sa paix et je réessaie… Parfois cette bataille est victorieuse en gardant le silence. C’est un effort pour changer une attitude habituelle. C’est aussi se découvrir à nouveau soi-même et réaliser que tu en es capable! On peut être surpris de son efficacité, quand nous maîtrisons nos émotions et si on sait dans quel but nous le faisons, on ressent la paix, et une certaine sûreté et stabilité.
«L’orgueil d’un homme l’humiliera, l’esprit humble obtiendra la gloire.»
La Bible, Livre des Proverbes 29,23
Dans les relations interpersonnelles, s’agenouiller devant quelqu’un, en particulier les dirigeants, était toujours une façon d’exprimer du respect et de la révérence pour eux. C’était l’expression d’une certaine humilité. Et ce geste a une signification similaire dans la vie religieuse: plier les genoux et les mettre à la place des pieds sur terre, c’est montrer du respect et de l’adoration envers Dieu (ce qui ne veut pas dire qu’on en manque en se tenant debout ou assis). C’est une reconnaissance que celui devant qui je m’agenouille est bien plus important que moi. J’ai trouvé important de parler de ce point, car si vous remarquez l’Homme a de plus en plus le problème à se mettre à genoux même dans les églises, et aussi pendant la messe où cet acte fait partie de la célébration de l’eucharistie. Cela vient-il avec l’évolution de notre société? De l’éloignement de l’Homme de Dieu? Est-ce que Dieu n’est plus assez digne à nos yeux pour s’abaisser devant lui? L’homme grandit en puissance et essaie-t-il de prendre sa place, en pensant qu’il n’a plus de besoin de lui? Cela vaut la peine de se rendre compte qu’un chrétien, selon ce que Saint Paul a écrit, par rapport à Dieu «n’est plus un esclave, mais un fils.»
«L’homme n’est jamais si grand qu’à genoux devant Dieu.»
Napoléon Bonaparte
Je ne sais pas si tu connais le sketch les années 80′ de Raymond Devos – L’homme existe, je l’ai rencontré. Il racontait :
J’ai lu quelque part: «Dieu existe, je l’ai rencontré!» Ça alors! Ça m’étonne! Que Dieu existe, la question ne se pose pas! Mais que quelqu’un l’ai rencontré avant moi, voilà qui me surprend! Parce que j’ai eu le privilège de rencontrer Dieu juste à un moment où je doutais de Lui! Dans un petit village de Lozère abandonné des hommes, il n’y avait plus personne. Et en passant devant la vieille église, poussé par je ne sais quel instinct, je suis entré… Et là, j’ai été ébloui, par une lumière intense… insoutenable! C’était Dieu… Dieu en personne, Dieu qui priait! Je me suis dit: Qui prie-t-il? Il ne se prie pas lui-même? Pas lui? Pas Dieu? Non! Il priait l’homme! Il me priait, moi! Il doutait de moi Comme j’avais douté de lui! Il disait: -O homme! si tu existes, un signe de toi! J’ai dit: Mon Dieu je suis là! Il a dit: Miracle! Une apparition humaine! Je lui ai dit: Mais, mon Dieu… Comment pouvez-vous douter de l’existence de l’homme, puisque c’est vous qui l’avez créé? Il m’a dit: Oui… Mais il y a si longtemps que je n’en ai pas vu à l’église… que je me demandais si ce n’étais pas une vue de l’esprit! Je lui ai dit: Vous voilà rassuré, mon Dieu! Il m’a dit: Oui! Je vais pouvoir leur dire là-haut: «L’homme existe, je l’ai rencontré!»
Dieu qui prie l’homme est venu dans le monde sous la forme d’un bébé, pour avoir image la plus proche de l’Homme. Dieu n’est pas né dans un palace, mais dans une crèche. Un bébé c’est fragile, et il dépend toujours de quelqu’un, pour qu’il prenne soin de lui. Le voilà se présenter à nous dans l’humilité.
«Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté: il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame: «Jésus Christ est Seigneur» à la gloire de Dieu le Père.»
La Bible, Lettre de Saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,8-11

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